La technologie de Genomic Vision offre une solution de diagnostic adaptée pour détecter la

Dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale (dystrophie FSH)

Une dystrophie musculaire héréditaire dégénérative et autosomique dominante 

La dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale (dystrophie FSH) est la troisième myopathie musculaire héréditaire la plus répandue. La dystrophie FSH est caractérisée par une faiblesse et une atrophie des muscles du visage, des épaules, de la ceinture scapulaire (autour des omoplates) et de l’extension du pied et du genou. Il existe une grande variabilité dans la sévérité clinique de la maladie. Elle peut toucher sévèrement les enfants ou bien ne présenter aucun symptôme durant une grande partie de la vie chez d’autres individus.

On estime que cette maladie autosomique dominante touche de 1 personne sur 10 000 à 1 personne sur 20 000. Aujourd’hui, on dénombre 870 000 personnes dans le monde atteintes de dystrophie FSH ; mais ce nombre pourrait être bien supérieur si l’on comptait les cas non diagnostiqués. Environ 70 % des patients souffrant de dystrophie FSH ont hérité la maladie d’un parent, alors que les 30 % restants sont des cas sporadiques associés à des mutations de novo. Environ 95 % des cas de dystrophie FSH sont reconnus comme des cas de type 1 et les 5 % restants sont des cas de type 2.

La dystrophie FSH est associée à la contraction d’un ensemble de séquences répétées, appelées D4Z4, situées dans la région subtélomérique du chromosome 4

Les chromosomes 4q et 10q peuvent contenir en général entre une et des centaines de copies en tandem de la séquence D4Z4 de 3,3 kb.

Il existe deux haplotypes du chromosome 4q, qA et qB, avec un ratio de 50 % environ chacun, qui divergent au niveau des télomères.

La maladie se manifeste en présence d’allèles 4qA courts (moins de dix copies). Tous les individus atteints de la dystrophie FSH de type 1 possèdent un allèle D4Z4 présentant entre un et dix unités de répétition.

Les allèles 4qB et 10q ne sont pas pathogènes, quelque soit leur taille.

Un diagnostic complexe dû à la présence d’un ensemble de séquences répétées quasiment identiques sur le chromosome 10 et à la fréquence élevée du mosaïcisme

Il est difficile de diagnostiquer la dystrophie FSH à cause de la nature répétitive de la séquence D4Z4. Sa détection est encore compliquée par la présence d’un ensemble de séquences répétées homologues sur le chromosome 10. La contraction de la dystrophie FSH est également associée à un mosaïcisme somatique de fréquence élevée qui se produit probablement pendant la mitose des premiers stades de l’embryogénèse. La fréquence des allèles mosaïques et les types de cellules touchées sont probablement liés au phénotype de la maladie et nécessitent une identification précise.

Les tests génétiques actuels sont basés sur la méthode du Southern-blot, utilisant l’électrophorèse en champ pulsé ou, avec moins de précision, sur gel d’agarose pour séparer de l’ADN linéaire. Laborieuse et pouvant fournir des données difficiles à interpréter, cette technique produit des résultats non concluants lorsque les répétitions D4Z4 sur les chromosomes 4 et 10 ne peuvent pas être distinguées. Les échecs successifs de détection de réarrangements, mosaïcismes et variants complexes peuvent aboutir à des diagnostics ambigus.

Le test basé sur la technologie Genomic Vision :

permet une identification claire et précise des motifs de répétition spécifiques à la dystrophie FSH au sein de leur environnement génétique

Après les essais cliniques concluants, conçus en partenariat avec le Pr Nicolas Lévy à l’hôpital de la Timone de Marseille (laboratoire de référence pour les tests génétiques) et avec l’université de la Méditerranée (Aix-Marseille), Genomic Vision a débuté la commercialisation de son test en 2013. Notre test de diagnostic de la dystrophie FSH est déjà utilisé à l’hôpital de la Timone en France et par la société Quest Diagnostics aux États-Unis.

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